Chroniques

|Chronique|Une braise sous la cendre

Titre : Une braise sous la cendre

Auteur : Sabaa Tahir

Edition : Pocket Jeunesse

Nombre de pages : 523


Résumé

Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai.”

Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.


Avis 

Waouh, par quoi commencer ?
Une braise sous la cendre m’a prise par surprise ! Je ne m’attendais pas à ce que ce roman soit un tel coup de cœur. Je l’ai tout simplement aimé du début jusqu’à la fin. Et j’ai tellement de choses à en dire que je ne suis pas certaine d’y parvenir.

À présent que j’ai terminé ma lecture, je peux dire que je n’avais finalement aucune raison de m’en faire ! J’ai passé un excellent moment avec Une braise sous la cendre. C’est un roman époustouflant et une saga vraiment très prometteuse !
Je ne m’étais pas autant régalée depuis un petit bout de temps déjà.
Sabaa Tahir est une auteure d’exception ! Elle a créé un univers complet et plutôt complexe, aussi sombre que fascinant. Elle a tout écrit à la perfection, nous entraînant dans un monde sans pitié qui nous inspire crainte et dégoût mais où parfois, au bout d’un tunnel, on peut apercevoir une lueur d’espoir.
Dans ce livre, elle nous apprend que l’espoir est parfois une chose cruelle mais qu’on doit toujours y croire, que la peur peut être surpassée et qu’on peut survivre au pire si on trouve assez de force et de courage au fond de notre cœur. Elle nous montre aussi que les liens du sang sont parfois plus fort que tout, et qu’on ferait n’importe quoi pour sauver quelqu’un qu’on aime. Ou le contraire.
Enfin, bref.
C’est un roman fort, avec une histoire captivante, fascinante et passionnante. Une fois plongé dans ce monde sans pitié, on ne peut pas en ressortir avant la fin et une chose est sûre, on n’en ressort pas indemne. Aussi, on y découvre des personnages supers, tous différents, certains dont on va douter, d’autres auxquels on va s’attacher et d’autres encore qu’on va détester au plus haut point.

On entre tout de suite dans l’histoire, on n’attend pas, on plonge et on voit si on peut aller jusqu’au bout. C’est tout.
Quand j’y pense, je me dis que c’est un peu dur comme bouquin. Il nous met dans une situation presque oppressante. À plusieurs reprises il m’a fallu quelques instants pour me souvenir qu’il fallait que je respire.
Comme j’ai probablement déjà dû le dire, c’est un monde cruel qu’on découvre. Les Érudits (ceux qui sont censés avoir une culture impressionnante de la littérature, philosophie, et tout le tralala) sont réduits en esclavage depuis un nombre incalculable d’années par les Martiaux (ceux qui privilégient la cruauté, la force). Tout ce que les Érudits ont le droit de faire c’est se taire, baisser les yeux et espérer survivre une journée de plus dans leur vie d’esclave.
Là, nous rencontrons Laia, 17 ans. Au départ c’est une jeune fille qui n’a que la peur. Elle vient de perdre ses grands-parents, son frère, Darin, est emprisonné elle ne sait où, elle a désespérément besoin d’aide mais elle est seule. C’est une jeune fille qui a passé sa vie à faire profil bas et qui a pourtant vu son destin basculé du peu qu’elle avait à carrément rien.
Laia est un personnage que j’ai beaucoup aimé. Bien qu’au départ elle soit plus apeurée qu’autre chose, au fil des pages elle se renforce.
Aussi, nous rencontrons Elias, un soldat Martial de 20 ans. Ce jeune homme dans le camp des méchants aspire depuis longtemps à une vie en toute liberté. Le truc, c’est que Blackcliff est bien le dernier endroit où il se sent libre.
Blackcliff est (si je ne me trompe pas) la seule école de l’Empire. Et à Blackcliff on n’apprend pas que tous les hommes sont égaux, que les émotions c’est important… Non, là-bas, on apprend aux élèves l’art du combat, de l’impassibilité, du pouvoir. On fait d’eux de véritables machines de guerre, des êtres dangereux et puissants. On leur apprend à ne pas avoir peur, à toujours se battre, à toujours cacher ses émotions et même à ne rien ressentir du tout.
Et Elias ne s’y sent pas à sa place. Parce que lui n’a pas envie de tuer, il n’a pas envie de ne rien ressentir ou tout simplement de passer sa vie à servir l’Empire par la brutalité, par la force et par la cruauté. Il veut être libre. Point barre.
Et pour ça, il est prêt à beaucoup.
J’ai adoré ce personnage. Dès le départ il a un but : la liberté. Et malgré le monde sombre et sans merci dans lequel il vit depuis près de quatorze ans (depuis qu’on l’a amené à Blackcliff alors qu’il n’avait que six ans), il a gardé toute son humanité. Même si parfois il en doute. Et c’est justement parce qu’il doute qu’on sait qu’il a encore une âme.
C’est un personnage fort, à tous les niveaux. Il est prêt à beaucoup pour ceux qu’il aime, bien qu’ils ne soient pas nombreux.

Alors, je vais être honnête, à un moment j’ai eu envie de lui mettre une claque et de le secouer, pour une toute petite raison qui n’est pas très importante. Mais sinon, dans l’ensemble, c’est un personnage qu’on ne peut qu’adorer. Ou carrément qu’on vénère. Il est tout simplement génial.
Il y a pas mal de personnages moins “principaux” sans être secondaires.
Cuisinière qui garde des secrets sur lesquels j’espère qu’on mettra la main un jour est une femme sévère mais qui peut se montrer un tout petit peu moins sévère de temps en temps.
Izzi qui est douce, gentille mais aussi courageuse et déterminée.
Il y a Helene. Je ne sais pas trop si je l’ai aimé. Elle est très changeante, je ne sais pas sur quel pied danser avec elle. Mais c’est un personnage qui a son importance et sur lequel j’espère en découvrir plus dans le prochain tome. Elle est forte elle aussi et loyale de bien des manières, de différentes façons. Elle m’a surprise à plusieurs reprises.
Ensuite il y a Darin. Le grand frère de Laia qui m’a l’air intelligent, malin et attachant.

Keenan, que j’ai beaucoup apprécié aussi. Il m’a prise au dépourvue par moments et au départ j’avais envie de lui enfoncer la tête dans le sol mais rapidement, c’est un personnage qu’on apprécie à sa juste valeur.
Marcus que j’aurais bien insulté et fracasser des milliers de fois. C’est un personnage détestable, sans aucun doute. Il est tellement mauvais, son personnage pue littéralement la méchanceté à plein nez !
Il y a aussi les Augures, des êtres immortels, mystérieux et fascinants. Et en ce qui les concernes on ne sait pas trop si on doit les aimer ou pas. Si on doit leur faire confiance ou non. Et ça fait partie de leur charme.
Et bien-sûr, n’oublions pas la Commandante (Keris)! C’est un personnage que j’ai adoré détester dès le début. Elle est tout simplement parfaite dans son rôle de méchante. De tous les personnages, c’est la plus cruelle, la plus mauvaise. Je n’aimerais pas croiser sa route.
Ensuite il y a eu quelques personnages secondaires que j’ai bien apprécié. Faris, Dex, Leander, Demetruis et Tristas par exemple.

dans la vie d’Elias. Ce sont ses amis donc d’un certain côté, ils sont plus attachants.
En personnage plus ou moins secondaire il y a aussi Zac. Alors même si c’est le frère jumeau de ce maudit Marcus, je pense qu’il n’a pas un mauvais fond.

En ce qui concerne les relations amoureuses des personnages, ce n’est pas le plus important dans le roman mais ça m’a dérangé quand même un peu ! Ce n’est pas un triangle amoureux. C’est carrément un double triangle amoureux ! On a Elias-Helene-Laia et Laia-Elias-Keenan. Je ne pense pas qu’il se passera quelque chose entre Helene et Elias au final. Elle a beau être amoureuse de lui, pour lui elle est sa meilleure amie et il ne parvient pas à la voir autrement.
En ce qui concerne le triangle Laia-Elias-Keenan, j’apprécie beaucoup Keenan mais j’ai une préférence pour Elias. 

Enfin, bref.
Il n’y a rien à redire. Tout ce que je demande c’est de lire la suite et je l’attends avec impatience !

5/5♥

 

One thought on “|Chronique|Une braise sous la cendre

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s